Evan. Mon neveu, mon filleul, mon sang. Au-delà de ces liens, un bambin empreint d’une âme sensible, douce, attentive, joyeuse, généreuse, drôle, attachante. Evan est loin, en France. Mais tout près, dans mon cœur. Quand il joue avec un bus rouge rapporté de Londres, ou jaune, rapporté du Québec, j’aime penser que je fais partie de son quotidien. C’est comme s’il jouait avec mon histoire; mon passé, mon présent. Entre nous deux, un océan voit voyager nos « je t’aime ». Qu’ils soient envoyés par webcams interposées ou chuchotés dans mes bras, ceux-ci m’émeuvent toujours.
Evan a ce don de m’impressionner et m’attendrir dans sa manière d’être, dans ses paroles, dans ses regards. Quand, un jour, il m’a confié qu’il avait trois ans dans sa tirelire (donc, assez d’argent pour aller faire les magasins avec moi – logique, non?), je me suis pris le cœur à deux mains pour ne pas le laisser fondre dans mes veines devant tant d’assurance et de naïveté à la fois. Un de ces moments qui rendent la vie plus belle, plus sucrée, plus légère, jour après jour.
Evan est un passionné. Passionné de tracteurs, tractopelles et autres télescopiques, autant des miniatures, que celui grandeur nature de Papi, que ceux des vidéos qu’il peut regarder des heures durant sur les Internets. Passionné, que dis-je? Féru, fanatique, transporté. Alors ce sont des images d’Evan dans son univers que j’ai croquées, un jour où il était de garde chez Mamie et que j’étais là, moi aussi.

































































































































































